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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 14:18

Quand Chewy revient, j'ai le droit de déguster mon dernier McDeluxe de femme sans enfants. Puisque peut de temps après, la sage femme reviendra pour m'examiner, constatant que mon col ne s'ouvrait toujours pas, et après avoir consulter l'avis du gynéco de garde, elle m'installe dans une salle d'accouchement et m'explique qu'étant donner que les gélules ne fonctionnent pas, elle va me mettre sous perfusion.

 

Et là ça rigole plus ! Je me retrouve une nouvelle fois arnachée avec une perf' dans le bras et le monitoring autour du bidon ! La cerise sur la gâteau c'est cette apprentie sage femme qui essaie de me faire une prise de sang.

Cela faisait environs un quart d'heure que j'étais dans la salle d'accouchement, l'ocytocine en intra veineuse faisait déjà son effet. Enfin je ressentais autre chose que ces tiraillements, je découvrais ce que veut dire « avoir des contractions ». Et comme je ne peux rien faire comme tout le monde, il a fallu que je les ai dans le dos ! Impossible de trouver une position confortable afin de faire passer la douleur comme on nous l'apprend au cours de préparations à la naissance : j'avais envie de me mettre en boule, mais avec le monitoring je ne pouvais pas.

Constatant que l'engin m'handicapait plus qu'autre chose, la sage femme consentie à me détacher. C'est alors que l'apprentie fait son apparition. Mais qui est ce qui m'a foutu une nana pareille dans les patte !? Encore aujourd'hui j'en rigole.

Pauvre petite jeune, complètement stressée, qui répétait d'une voix monotone « inspirez, expirez », cherchant désespérément une de mes veines afin de me faire une prise de sang. Par trois fois elle s'y est reprise : « vous avez les veines qui roulent madame désolée j'ai du mal, si vous pouviez ne pas bouger »

« Ahaha ma cocotte comme si je pouvais encore décider quelque chose, ça se voit que c'est pas toi qui va accoucher » ai-je pensé. Je me souviens lui avoir proposé de me la faire moi même cette prise de sang, tellement elle s'y prenait comme un pied.

Au regard de l'intensité des contractions, on me propose la péridurale plusieurs fois. Je refuse systématiquement. On me propose alors de l'acupuncture car cela permettrait de faire basculer les douleurs devant et comme le dit la sage femme «  les contractions ventrales sont moins douloureuses et ça vous permettrait de trouver une position confortable pour faire passer la douleur ». OK ! Va pour l'acupuncture.

La douleur va crescendo et les contractions sont de plus en plus rapprochées, pourtant mon col ne s'ouvre toujours pas. Aux alentours de vingt deux heures, la sage femme m'informe qu'elle a fini son service et me présente celle qui prendra la relève. Elle s'appelle Marie Laure.

Marie Laure m'examine et me propose la péridurale, que je refuse encore une fois. Pourtant, quand les deux jeunes femmes quittent la pièce, je les interpelle : « Est ce que vous pensez que j'en ai vraiment besoin de cette péridurale ? »

Marie Laure ayant déjà quitté la pièce, c'est la première sage femme qui me répond avec un grand sourire : « Oh oui ! Et plutôt deux fois qu'une, vous n'y arriverez jamais sans »

Je cogite, je fatigue, et j'ai de plus en plus mal. Chewy me conseille d'appeler Marie Laure pour faire venir l’anesthésiste. La sage femme approuve ma décision, avec l'intensité des contractions et ma fatigue, si ça tarde trop, sans péridurale, accoucher sera pour moi mission impossible. L’anesthésiste arrive peu de temps après. Je ne me souviens plus de la tête qu'il avait mais je me rappelle l'avoir « draguer », quant à la péridurale, elle fait instantanément son effet. Quel soulagement ! « Vous allez pouvoir vous reposer un peu maintenant » qu'il me dit en sortant.

Marie Laure revient, avec l'interne de garde, elles m'examinent et répètent ce que l'anesthésiste m'a dit quelques minutes avant et remettent en place mon vieux copain le monitoring. Mais les contractions sont si forte que bébé gigote et les capteurs n'arrivent plus à mesurer son rythme cardiaque, du coup, on me place une sonde vaginal avec un petit capteur au bout que l'on pose sur la tête de la crevette. Il est minuit et des poussières.

      Mais la louloute n'aime pas qu'on lui mette des truc sur la tête (je le comprendrais quand j'essayerais de lui mettre ses premières barrettes dans les cheveux): en plus du bip bip et de la lumière de l'écran du nouveau monito., j'ai droit, toutes les cinq minutes, à un biiiiiiiiiiiip et quand j'ouvre les yeux je me prends en pleine figure un carré rouge qui clignote « Anomalie ! Attention ! Anomalie ». Bien évidemment à chaque fois, la sage femme, l'interne de garde ou les deux, débarque en fanfare, allumant toutes les lumières. Ce manège eut lieux trois ou quatre fois avant qu'une des deux ne se décide à couper le son et à tourner l'écran afin que je puisse quand même me reposer un peu.

 

Manque de bol, le sommeil est parti et je n'arrive plus à fermer l’œil. Quand enfin j'arrive à m'assoupir, voilà que les douleurs reviennent. On appelle. C'est l'interne qui vient, regarde le niveau de l'anesthésiant et me dit que c'est normal, qu'il n'y en a plus (ou presque), donc elle change la perf. et me demande de compter jusqu'à dix : « les douleurs vont disparaître. » déclare t'elle. Avant de s'en aller, elle vérifie l'ouverture du col et me ré affirme que ce n'est pas pour tout de suite. 

« rooh d'ici demain matin » me répond t'elle quand je m'informe du temps qu'il reste avant l'arrivée de bébé. Il est 3 heures du matin.

      Les douleurs s'estompent effectivement. Mais une demi heure après je recommence à avoir mal, alors mon homme rappelle. Cette fois c'est Marie Laure, la sage femme, qui vient. Elle regarde le niveau de l'anesthésiant, constate que la perf. est pleine et vérifie le col et là elle lève là tête et sourit. « Oh ben, ça y est, bébé est prêt à sortir ! Je vais aller chercher la gynéco je reviens ».

 

Quoi ? Mais on m'avait dit pas avant le matin ! Alors que je n'attendais que ça depuis près de 24h, je ne me sentais plus prête du tout. Je ne voulais plus qu'une chose : dormir !

Le plus difficile, quand on accouche sous péridurale, c'est de pousser. Je sentais les contractions, bien que la douleur était estompée par l'anesthésiant, mais je n'arrivais pas à localiser mon bas ventre. Du coup, je poussais dans le vide. J'avais froid et entre deux poussées je m'endormais, ce qui a bien failli faire perdre l'admirable sang froid dont à fait preuve chewy pendant ces longues minutes.

 

Il y avait dans l'autre salle, une femme dans la même situation que moi. Elle aussi était entrain de donner naissance à son bébé. Mais pour l'heure, elle me semblait plus s’entraîner pour le concours de la meilleur imitation de sirène de pompier. Elle hurlait tellement que ses cris me parvenaient aux oreilles. Je m'entends encore demander aux deux jeunes femmes qui m'assistaient de bien vouloir la faire taire parce que ses cris m'empêchaient de me concentrer.

      D'ailleurs en parlant de concentration, je me souviens avoir lancé un « fermez votre gueule » à l'adresse de la gynéco qui n'arrêtait pas de parler. Ce qui, je crois, à fait sourire Chewy car c'était la preuve que je reprenais mes esprits : même en plein accouchement, je ne supporte pas qu'on me dise ce que j'ai à faire.

 

La tête est passée. Frétillante d'impatience, je m’enquiers : « alors c'est une fille ou garçon ? » Ben oui, nous ne voulions pas savoir le sexe du bébé avant sa naissance. « Encore une poussée madame » me répond Marie Laure en souriant. Bébé est complètement dehors, je repose ma question. On ne me répond pas. Chewy coupe le cordon, et là c'est lui qui me dit « c'est Rose ! » Non pas la couleur, mais le prénom de bébé, si ça avait été un garçon, il m'aurait répondu "c'est Raphaël" (le prénom masculin que nous avions choisi) 

J'ai enfin mon bébé dans les bras. Je la couvre de baisers, mon cœur est sur le point d'exploser, je ne cesse de répéter « ma fille ! C'est ma fille ! Je t'aime mon bébé » (oui le mode gaga est livré avec le poupon...) On me demande si je compte allaiter. Euh ben oui quelle question ! Ce n'est pas une évidence pour tout le monde, mais pour moi s'en était une. On me la met au sein: elle gigotait tellement que j'avais peur qu'elle tombe.

Je la regarde et je dis à mon Homme (avec un H majuscule parce qu'il le vaut bien... mais chut faut pas lui dire, il risquerait de s'la péter après :) ) : "Elle a tes yeux."

 

Le reste n'est qu'amour, car c'est ainsi que commence la plus belle des histoires du genre : celle de Rosibulle et de sa maman.

 

 

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Published by la bulle de Mimine - dans Life is Bio'tiful
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commentaires

Lili La Vipère 15/09/2011 16:22


Oh c'est trop beau!! enfin la fin avec le joli bébé dans les bras hein parce que sinon ça fait peur d'ailleurs j'ai peur ça y est!!
Mon premier accouchement c'était il y a 10 ans et c'était l'angoisse pas de péridurale, forte fièvre trop dur! Alors là j'ai peur dire que dans 3 mois il va falloir accoucher aïe, aïe, aïe!!!


Mimine 16/09/2011 00:49



t'inquiète tout va bien ce passer! On dit que le deuxième c'est toujours plus simple. stress pas trop et vas y gaïement, à trop y penser on provoque les bricoles, c'est ma grand mère qui disait
ça :) 



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